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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 06:00

 

 

 

 

 

Je vous ai déjà montré de nombreux marque-pages que FABIENNE m'envoie d'Espagne. Elle m'a cette fois-ci envoyé une carte et des marque-pages sur le Portugal.

 

 

 

 

 

gif gracias 7

 

 

 

 

 

 

   Fabienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                       Une carte postale sur le fado à Lisbonne

carte lisbonne

 

 

 

 

                         Deux marque-pages sur le fado

 

 

 

 

     Edicoes 19 de Abril                                                                          Stuart de Carvalhais

mp fadomp fado 2

 

 

 

Le fado est un genre musical portugais qui prend la forme d'un chant mélancolique généralement accompagné par des instruments à cordes pincées. Le chanteur de fado exploite en général des textes récurrents: l'amour inaccompli, la jalousie, la nostalgie des morts, la difficulté à vivre, le chagrin, l'exil... Ce chant fut d'abord chanté dans les quartiers populaires avant d'atteindre la bourgeoisie.

 

Amalia Rodrigues, surnommée la reine du fado, a popularisé ce chant dans le monde. C'est pourquoi je vous mets plus bas le texte d'une de ses chansons, que vous entendez en ce moment.

 

 

 

                                 Et un marque-page d'azulejos

 

mp portugal

                                                    photo David de Abreu

 

 

Un azulejos désigne au Portugal et en Espagne un carreau ou ensemble de carreaux de faïence décorés, ornés de motifs géométriques ou de représentations figuratives. On les trouve aussi bien à l'intérieur de bâtiments qu'en revêtement extérieur de façades. Cet art s'est d'abord développé en Andalousie au XVe siècle avant de connaître son apogée au XVIIIe siècle au Portugal.

 

 

 

gif amalia rodrigues

                                                    Amalia Rodrigues

 

 

 

 

Fados au fond de moi (Trago fados nos sentidos)


 

Je porte en moi des fados,

Des tristesses dans le coeur.

Je traîne mes rêves perdus

A travers des nuits de solitude.

 

Je souffre en moi

Les vers et les notes

D'une grande symphonie jouée

Dans tous les tons de la tristesse

Et de l'agonie.

 

Je porte en moi

Des amertumes mélangées,

Une lucidité et une faiblesse.

Je garde les yeux secs,

Bien qu'ils ne cessent de pleurer

Depuis que je suis enfant.

 

Je porte en moi

Des nuits de clair de lune,

Des plaines jonchées de fleurs,

Je porte le ciel et la mer,

Et des douleurs plus grandes encore.


 

Amalia Rodrigues(1920-1999)

 

Livre "le fado d'Amalia" : Poèmes adaptés du portugais et présenté par Jean-Jacques Lafaye

 

 

 

 

 

gif fado Jose malhoa fado

                                         Fado  Jose Malhoa (peintre portugais)

 

 

 

 

 


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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 07:00

 

 

 

 

 

Je vous ai déjà montré souvent les nombreux marque-pages que FABIENNE m'a envoyé d'Espagne. Voici un sixième article sur Madrid, avec encore de très beaux marque-pages.

 

 

 

 

gif gracias 6

                     Fabienne

 

 

 

 

mp madrid lettres

 

 

mp madrid immeubles

 

 

 

mp madrid chars

photos Leticia Felgueroso

 

 

 

  

Je vous parlais avant-hier de Théophile Gautier et des poésies qu'il avait écrites suite à son voyage en Espagne. En voici justement une :

 

 

 

 La petite fleur rose


 

Du haut de la montagne,

Près de Guadarrama,

On découvre l'Espagne

Comme un panorama.

 

A l'horizon sans borne

Le grave escurial

Lève son dôme morne,

Noir de l'ennui royal;

 

Et l'on voit dans l'estompe

Du brouillard cotonneux,

Si loin que l'oeil s'y trompe,

Madrid, point lumineux !

 

La montagne est si haute,

Que ses flancs de granit

N'ont que l'aigle pour hôte,

Pour maison que son nid;

 

Car l'hiver pâle assiège

Les pics étincelants,

Tout argentés de neige,

Comme des vieillards blancs.

 

J'aime leur crête pure,

Même aux tièdes saisons

D'une froide guipure

Bordant les horizons;

 

Les nuages sublimes

Ainsi que d'un turban

Chaperonnant leurs cimes

De pluie et d'ouragan;

 

Le pin, dont les racines,

Comme de fortes mains,

Déchirent les ravines

Sur le flanc des chemins,

 

Et l'eau diamantée

Qui, sous l'herbe courant,

D'un caillou tourmentée,

Chuchote un nom bien grand !

 

Mais, avant toute chose,

J'aime, au coeur du rocher,

La petite fleur rose,

La fleur qu'il faut chercher !

 

 

Théophile Gautier (1811-1872)

 

 

 

gif espagne 3

 

 


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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 06:00

 

 

 

 

Je vous ai déjà montré de nombreux marque-pages que FABIENNE m'a expédié d'Espagne, sur Madrid, sur Barcelone...(entre autres) En voici aujourd'hui deux de Ségovia.

 

 

 

 

gif gracias 3

 

 

 

 

 

              

 

   Fabienne !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

             L'alcazar                                                               Façade traditionnelle de Ségovia

mp segoviamp segovia 2

 

Photos Eva Espada et Wilfred Lauber

 

 

 

 

Ségovie est une ville espagnole, en Castille-et-Léon, capitale de la province de Ségovie. Elle se trouve à une heure de route de Madrid, au confluent des rivières Eresma et Clamores, au pied de la Sierra de Guadarrama.

 

 

gif sierra de guadarrama wikipédia

                                Sierra de Guadarrama (photo wikipédia)

 


 

La vieille ville de Ségovie constitue un des ensembles artistiques et architecturaux les plus riches d'Espagne, dont la beauté est soulignée par la majesté du site sur lequel s'établit la ville : un promontoire rocheux faisant face à la Sierra de Guadarrama. La ville est sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1985.

 

Outre son célèbre aqueduc, elle possède de nombreuses églises romanes, une cathédrale et un alcazar qui lui confèrent une silhouette majestueuse, dominant les terres castillanes.

 

La porte d'entrée de la vieille ville de Ségovie est un aqueduc romain. Ce petit bijou d'ingénierie, construit sous la Rome impériale (1er siècle), convoyait l'eau sur 15 kilomètres pour approvisionner la ville haute. Ses 163 arcs et 29 mètres de haut au point le plus élevé, sont soutenus par des pierres de taille de la Sierra de Guadarrama.

 

Au bout des remparts, derrière les jardins de la reine Victoria-Eugénia, l'alcazar s'élance au-dessus du vide. Il a une allure imposante, avec sa tour de 80 mètres de haut, ses 12 tourelles et son fossé. Plusieurs de ses cours, chambres et salons sont ouvertes au public, qui peut également monter tout en haut de la tour à créneaux et admirer le paysage alentour.

 

 

Sources wikipédia et spain.info.fr

 

Pour plus de détails sur Ségovia, voir ici :

www.spain.info/fr/ven/otros-destinos/segovia.html

 

 

 

carte segovie

 

 

 

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 06:00

 

 

 

 

 

  Un petit tour en Grèce pour trouver de la chaleur et du ciel bleu

 

 

 

mp grece

 

 

mp athènes

         summerdream editions

 

 

 

 

Un jour, quelqu'un vint voir Socrate et lui dit :

 

-"Ecoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s'est conduit."

 

-"Arrête !" interrompit l'homme sage. "As-tu passé ce que tu as à me dire à travers les trois tamis ?"

 

-"Trois tamis ?" dit l'autre, rempli d'étonnement.

 

-"Oui, mon bon ami, trois tamis. Examinons si ce que tu as à me dire peut passer par les trois tamis.

Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est vrai ?"

 

-"Non, je l'ai entendu raconter et..."

 

-"Bien, bien. Mais assurément tu l'as fait passer à travers le deuxième tamis. C'est celui de la bonté.

Est-ce que ce que tu veux me raconter, si ce n'est pas tout à fait vrai, est au moins quelque chose de bon ?"

 

Hésitant, l'autre répondit :

 

-"Non, ce n'est pas quelque chose de bon, au contraire."

 

-"Hum ! dit le sage, essayons de nous servir du troisième tamis, et voyons s'il est utile de me raconter ce que tu as envie de me dire."

 

-"Utile ? Pas précisément..."

 

-"Et bien," dit Socrate en souriant, "si ce que tu as à me dire n'est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir et quant à toi, je te conseille de l'oublier."

 

 

Conte grec

 

 

 

carte athènes

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 06:00

 

 

 

 

 

Une série de matriochkas qui étaient réunies dans un petit carnet, d'après des illustrations de Corinne Demuynck

 

 

mp matriochka 6mp matriochka 1

 

 

mp matriochka 2mp matriochka 5

 

 

mp matriochka 3mp matriochka 4

 

 

 

 

                Le petit bonhomme de pain d'épice

 

 

Un jour, la vieille Aliocha voulut fabriquer un petit pain d'épice à son vieux mari. Comme il ne lui restait plus de farine, elle gratta le fond du coffre, balaya la grange et réussit à recueillir deux poignées de farine. La vieille Aliocha pétrit la pâte avec un brin de crème, un brin de beurre, une pincée de canelle, elle donna à son pain d'épice la forme d'un petit homme, elle lui ajouta deux grains de raisin pour les yeux, trois noisettes pour les boutons de son manteau et un nuage de sucre pour son bonnet, puis elle fit cuire le petit homme de pain d'épice dans son four et le laissa refroidir sur le rebord de la fenêtre.

 

Le petit homme de pain d'épice resta là un moment, puis il se mit sur ses jambes, s'étira et sauta du rebord de la fenêtre sur le banc de la galerie, puis du banc jusqu'au plancher, il dégringola les marches du perron, traversa la cour et s 'en alla dans la nature.

 

Comme il se promenait sur le chemin, il rencontra un lièvre qui lui dit:

 

-"Petit homme de pain d'épice, tu as l'air si appétissant, je vais te manger."

 

-"Ne fais pas ça, joli lièvre," répondit le petit homme de pain d'épice, "écoute-moi plutôt. Avec un rien de farine, un peu de crème, un peu de beurre, une pincée de canelle, un nuage de sucre, deux raisins et trois noisettes, Aliocha m'a pétri et m'a cuit dans son four. Le vieux ne m'a pas eu. La vieille ne m'a pas eu. Toi, joli lièvre, tu ne m'auras pas non plus."

 

Sur ce, le petit homme de pain d'épice déguerpit en vitesse. Un peu plus loin, il croisa un loup qui lui dit :

 

-"Petit homme de pain d'épice, tu as l'air si appétissant, je vais te manger."

 

-"Ne fais pas ça, grand loup," répondit le petit homme de pain d'épice, "écoute-moi plutôt. Avec un rien de farine, un peu de crème, un peu de beurre, une pincée de canelle, un nuage de sucre, deux raisins et trois noisettes, Aliocha m'a pétri et m'a cuit dans son four. Le vieux ne m'a pas eu. La vieille ne m'a pas eu. Le lièvre ne m'a pas eu. Toi,grand loup, tu ne m'auras pas non plus."

 

Sur ce, le petit homme se sauva sur ses jambes de pain d'épice. Plus avant sur le chemin, il fut abordé par un ours qui lui dit :

 

-"Petit homme de pain d'épice, tu as l'air si appétissant, je vais te manger."

 

-"Ne fais pas ça, gros ours," répondit le petit homme de pain d'épice, "écoute-moi plutôt. Avec un rien de farine, un peu de crème, un peu de beurre, une pincée de canelle, un nuage de sucre, deux raisins et trois noisettes, Aliocha m'a pétri et m'a cuit dans son four. Le vieux ne m'a pas eu. La vieille ne m'a pas eu. Le lièvre ne m'a pas eu. Le loup ne m'a pas eu. Toi, gros ours, tu ne m'auras pas non plus."

 

Et le petit homme de pain d'épice s'échappa de nouveau. Plus loin encore, un renard le salua :

 

-"Bonjour, petit homme de pain d'épice. Que tu es donc joli ! Que tu es donc charmant !"

 

Le petit homme de pain d'épice reprit son refrain :

 

-"Avec un rien de farine, un peu de crème, un peu de beurre, une pincée de canelle, un nuage de sucre, deux raisins et trois noisettes, Aliocha m'a pétri et m'a cuit dans son four. Le vieux ne m'a pas eu. La vieille ne m'a pas eu. Le lièvre ne m'a pas eu. Le loup ne m'a pas eu. L'ours ne m'a pas eu. Et toi, renard, tu ne m'auras pas non plus."

 

-"Comme ta comptine est ravissante !" dit le renard. "Et que ta voix est mignonne. Mais je me fais vieux et dur d'oreille, perche-toi sur mon museau et entonne-moi encore une fois ta chanson."

 

Le petit homme de pain d'épice sauta sur le museau du renard et reprit son refrain.

 

-"Merci, petit homme de pain d'épice, ta chanson est vraiment adorable, je voudrais bien l'entendre encore une fois...Perche-toi sur ma langue et accepte donc de me la chanter une dernière fois," demanda le renard en tirant la langue.

 

Le petit homme de pain d'épice, étourdi, grimpa sur la langue du flatteur et, aussitôt, le renard n'en fit qu'une bouchée.

 

 

Conte russe

 

 

gif russe

                                                   gif blog lusile 17

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 06:00

 

 

 

 

Je vous ai déjà présenté de nombreux beaux marque-pages espagnols, envoyés par FABIENNE. En voici deux autres, très beaux encore, avec une carte également de Fabienne, qui représentent des moulins de la région de Castilla-La Mancha (devenus célèbres avec l'histoire de Don Quichotte)


 

gif merci 37

 

 

 

 

 

 

 

 

 Merci beaucoup Fabienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

carte moulin la mancha

                                              Moulin de Consuegra

 

 

 

 

 

        Consuegra                                                                      Campo de Criptana

 mp moulin la mancha 1mp moulin la mancha 2

     Photos José Barea 

                       

 

 

                                   Castilla-La Mancha

 

 

La province de Castilla-La Mancha est l'une des 17 communes autonomes d'Espagne. Sa capitale est Tolède.

Assiégée par les arabes au VIIIe siècle avant d'être reprise au XIe siècle par les royaumes chrétiens, Castilla-La Mancha, connue autrefois sous le nom de Castilla Nueva (Nouvelle Castille) possède de ce fait un riche patrimoine culturel.

Célèbre pour son artisanat et ses monuments, elle est aussi l'un des territoires d' Europe les plus riches en réserves naturelles, parcs naturels et parcs nationaux.

Elle est connue pour ses traditionnels moulins à vent que Cervantès a rendu immortels dans son célèbre Don Quichotte.

 

Sources internet

 

 

carte castilla-la mancha


 

                                    Don Quichotte

 

L'ingénieux Hidalgo Don quichotte de la Manche (El ingenioso Hidalgo Don Quijote de la Mancha) est un roman écrit par Miguel Cervantès et publié à Madrid en deux parties, en 1605 et 1615.

 

L'intrigue couvre les aventures d'un pauvre hidalgo (gentilhomme) de la Manche, Alonso Quichano ( Alonso Quijano), obsédé par les livres de chevalerie.

 

Ceux-ci troublent son jugement au point que Quichano se prend un beau jour pour le chevalier errant Don Quichotte, dont la mission est de parcourir l'Espagne pour combattre le mal et protéger les opprimés. Il prend la route, monté sur son vieux cheval Rossinante, et accompagné d'un paysan stupide, Sancho Panza, trompé par ses promesses de récompense extraordinaire.

 

Don Quichotte passe pour un illuminé auprès de ceux qu'il rencontre. Il croit que les auberges ordinaires sont des châteaux enchantés et les filles de paysans de belles princesses. Il prend les moulins à vent pour des géants envoyés par de méchants magiciens. Il considère qu'une paysanne de son pays, Dulcinée du Toboso, qu'il ne rencontrera jamais, est l'élue de son coeur, à qui il jure amour et fidélité.

 

Sancho Panza, son écuyer, dont la principale préoccupation est, comme son nom l'indique, de se remplir la panse, estime que son maitre souffre de visions, mais il se conforme à sa conception du monde, et entreprend avec lui de briser l'envoûtement dont est victime sa Dulcinée.

 

A la fin du deuxième volume, Don Quichotte, vaincu par le chevalier de la Blanche Lune (Samson Carrasco), s'en retourne chez lui. Sancho le supplie de ne pas abandonner, lui suggérant de prendre le rôle de berger, souvent mis en scène dans des histoires bucoliques.

 

Ayant abandonné la lecture de tout roman de chevalerie, Don Quichotte retrouve la raison et fait dès lors preuve de la plus grande sagesse, avant de mourir entouré de l'affection  et de l'admiration des soins.

 

Source Wikipédia

 

gif don quichotte

 

 

        Extrait de Don Quichotte : Les moulins à vent, chapitre VIII

 

 

...En ce moment, ils découvrirent trente ou quarante moulins à vent qu'il y a dans cette plaine, et dès que Don Quichotte les vit, il dit à son écuyer :

 

-"La fortune conduit nos affaires mieux que ne pourrait y réussir notre désir même. Regarde, ami Sancho; voilà devant nous au moins trente démesurés géants, auxquels je pense livrer bataille et ôter la vie à tous tant qu'ils sont. Avec leurs dépouilles, nous commencerons à nous enrichir; car c'est prise de bonne guerre, et c'est grandement servir Dieu que de faire disparaître si mauvaise engeance de la face de la terre."

 

-"Quels géants ?" demanda Sancho Panza.

 

-"Ceux que tu vois là-bas," lui répondit son maître, "avec leurs grands bras, car il y en a qui les ont de presque deux lieues de long."

 

-"Prenez donc garde," répliqua Sancho, "ce que nous voyons là-bas ne sont pas des géants, mais des moulins à vent, et ce qui parait leurs bras, ce sont leurs ailes, lesquelles, tournées par le vent, font tourner à leur tour la meule du moulin."

 

-"On voit bien," répondit don Quichotte, "que tu n'es pas expert en fait d'aventures : ce sont des géants, te dis-je, et si tu as peur, ôte-toi de là et va te mettre en oraison pendant que je leur livrerai une inégale et terrible bataille."

 

En parlant ainsi, il donna de l'éperon à son cheval Rossinante, sans prendre garde aux avis de son écuyer Sancho, qui lui criait qu'à coup sûr, c'était des moulins à vent et non des géants qu'il allait attaquer. Pour lui, il s'était si bien mis dans la tête que c'était des géants que non seulement il n'entendait point les cris de son écuyer Sancho, mais qu'il ne parvenait pas, même en approchant tout près, à reconnaitre la vérité.......

 

 

gif don quichotte 2

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 06:00

 

 

 

 

 

carte cracovie

 

 

 

Une de mes filles a passé un an en Pologne à Varsovie, en Erasmus dans le cadre de ses études, en 2009-2010. Elle y est retournée en vacances en Février cette année, cette fois-ci dans le Sud, à Cracovie, puis à Zakopane.

Elle m'en a ramené une carte de Cracovie (ci-dessus) et un marque-page de Zakopane.

 

 

mp pologne 2

 

Zakopane est une ville de 30 000 habitants tout au sud de la Pologne, à une heure de Cracovie, et est située dans la Voïvodie de Petite-Pologne, une des régions administratives de Pologne.

 

gif pologne 3

 

C'est la capitale des sports d'hiver du pays, et elle représente un important centre touristique. Elle se situe tout juste en contrebas de la plus importante chaîne montagneuse de la Pologne, Les Tatras.

 

 

gif pologne 4 (wiki)

                                            Zakopane (image wikipédia)

 

 

Zakopane est également une ville de cure qui abrite plusieurs sanatoriums.

 

La région, attachée à son folklore, conserve un patrimoine remarquable, tels les chalets à l'architecture si particulière, dans un style purement polonais, ou encore les chants et danses folkloriques.

 

Souce wikipédia


 

gif pologne 2 ballet national Mazowsze                               ballet national Mazowsze (image wikipédia)

 

 

Et comme à mon habitude, un conte pour accompagner l'article.

 

 

                           La chance de Stanislas

 

 

Les parents de Stanislas étaient si pauvres qu'une souris affamée se serait fait scrupule de manger une miette leur appartenant. Un jour, le père - Stanislas avait alors quatorze ans - se rendit dans une auberge pour offrir ses services. Un étranger, assis à la table, se régalait d'un savoureux rôti de porc. Comme il était charitable, il invita le pauvre hère à partager son repas. Pendant qu'ils mangeaient, il lui parla d'une ferme enchantée où un jeune garçon courageux pourrait tenter sa chance. Le père de Stanislas dressa l'oreille.

 

Si mon fils est aussi intrépide qu'il est bon, pensa-t-il, sa fortune est faite, sans aucun doute. Il nous reviendra dans une voiture traînée par des chevaux, et de l'argent plein les poches. Seigneur ! N'est-ce pas précisément ce que j'avais rêvé ?

 

Le lendemain matin, très tôt, Stanislas, sac au dos, quittait la chaumière de ses parents. Il chemina pendant des heures, traversa une immense forêt de coudriers, puis un champ de blé tout aussi vaste, et aperçut, vers le soir, la ferme enchantée construite de pierres multicolores qui brillaient au soleil. En cours de route, il est vrai, maintes choses lui avaient déjà paru fort singulières. Mais Stanislas prit son courage à deux mains en se disant :

 

-"Bah ! Il ne peut rien m'arriver, et de toute façon, je suis décidé à rester ici!"

 

Il jeta un coup d'oeil autour de lui avant de se risquer dans la maison. Toutes les portes étaient grandes ouvertes, ce qui l'engagea à pénétrer plus avant. Stanislas aperçut bientôt le maître de la ferme. Ce n'était certainement pas un fermier tel qu'il se l'était représenté. Il se trouvait devant un être extraordinaire dont le corps était recouvert d'un habit terminé par une queue de dragon qui balayait largement le plancher. En plus de cela, ce bizarre fermier avait la tête d'une vache...

 

-"Tu es un brave garçon," meugla la tête de vache,"et je t'engage pour être mon domestique pendant sept ans. Tu nourriras mes poules et mes chiens, garderas mon bétail, étrilleras mes chevaux et tu recevras en récompense un bon salaire."

 

Le travail qu'on lui demandait de faire n'était pas difficile. Stanislas n'eut pas besoin d'employer un balai dans la basse-cour tant les poules se comportaient décemment. Les chiens s'entendaient le mieux du monde. Quant aux autres animaux, ils essayaient de se suffire, afin que le valet ne fût pas surchargé de besogne. Tout en jouant de la flute, Stanislas, couché dans l'herbe parmi les chevaux, les vaches, les poules et les chiens, se demandait :

 

-"Suis-je donc au paradis ?"

 

A l'exception du fermier, qu'on ne voyait jamais, on ne rencontrait pas une âme dans la ferme enchantée. Heureux de son sort, le jeune garçon vivait paisiblement. Il était bien nourri et avait un bon lit. Et les années passèrent, qui lui parurent des heures.

 

Quand les sept ans se furent écoulés, le fermier à tête de vache et à queue de dragon fit appeler Stanislas. Les adieux furent mélancoliques. Le fermier avait même les larmes aux yeux. Il remit au jeune homme en guise de salaire une belle noisette brillante, presque ronde, en lui disant :

 

-"Un trésor est caché dedans, et tu verras bien ce qu'il en adviendra."

 

Reconnaissant, Stanislas prit la noisette, remercia du fond du coeur, fit une révérence et s'en alla. Tout joyeux de posséder une noisette aussi extraordinaire, Stanislas se sentait capable de conquérir le monde. Mais il reprit le chemin de la chaumière de ses parents.

 

En route, il rencontra un écureuil qui, en échange de la noisette, lui donna un grain de blé. Stanislas pensa :

 

-"Sûrement tout un champ de blé est contenu dans ce grain !"

 

Un petit oiseau vint à lui et le pria de lui donner ce grain de blé en échange d'un caillou aux belles couleurs. Stanislas battit des mains en s'écriant :

 

-"Parbleu, veinard que je suis ! Avec cette pierre, je me bâtirai une maison aussi belle et aussi brillante que la ferme de mon maître !"

 

Mais à peine avait-il fait quelques pas qu'un poisson, qui convoitait le caillou, bondit hors de la rivière et lui proposa en échange une perle nacrée.

 

Près d'une claire fontaine, dont l'eau reflétait le ciel, et qui semblait sans fond, une ravissante jeune fille l'aborda :

 

-"O toi qui passe," lui dit-elle, "ta perle m'irait si bien ; donne-la moi contre une petite clé d'or, le seul trésor que je possède."

 

Enthousiasmé, Stanislas s'écria :

 

-"Tiens cette perle, je désirais cette clé en or depuis si longtemps !"

 

Tout en marchant et en faisant ces échanges, Stanislas n'avait pas pris garde à l'endroit où il se trouvait. Il était dans l'immense forêt de coudriers. Il l'entendit murmurer :

 

-"Cette forêt est à toi !"

 

Dans un bruissement, le champ de blé lui dit :

 

-"Je t'appartiens !"

 

Le jeune homme se retrouva alors devant la ferme qu'il venait de quitter. Il l'entendit crier :

 

-"Tu m'as délivrée par ta patience et ta fidélité. Tu es maintenant le maître. Entre donc !"

 

Stanislas eut recours à la petite clé d'or, car la porte était fermée. Et c'est la jeune fille de la fontaine qui l'accueillit.

 

-"Oh !" dit-elle, "tu ne me reconnais certes pas. C'est moi qu'on avait métamorphosé en cet affreux fermier à tête de vache."

 

 

Stanislas devint un grand seigneur et un heureux époux. Il attela deux chevaux de race à une voiture et alla chercher ses parents qu'il amena dans son beau domaine.

 

 

Conte polonais (contes d'ici et d'ailleurs)


 

 

gif pologne

 


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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 07:00

 

 

 

 

 

Restons au Portugal avec un marque-page de Madère

 

 

mp madère

                                             Francisco Ribeiro-Roberto Mendès


 

Madère est un archipel du Portugal composé de l'ile du même nom et de plusieurs autres petites iles, situé dans l'océan atlantique, au large du Maroc. Il constitue une région autonome dont Funchal est la capitale.

 

C'est une région de 268 000 habitants, dont l'économie repose essentiellement sur l'agriculture (bananes, vin et fleurs) et sur le tourisme.

L'industrie est surtout à caractère artisanal avec la production de broderies, tapisseries et vanneries.

 

Les atouts touristiques de Madère reposent principalement sur ses paysages, la mer et les plages, les montagnes d'origine volcanique escarpées et souvent spectaculaires, les levadas, canaux d'irrigation creusés depuis le XVIème siècle, et sur son climat doux toute l'année, et sa flore abondante et variée.

 

Source wikipédia

 

 

gif madère carte

 

 

 

 

Et un petit conte portugais


 

                               Le coq de Barcelos


 

Le calvaire du XVIème siècle, conservé au musée d'archéologie de la ville de Barcelos, est associé à la curieuse légende d'un coq, symbole de cette ville.

 

D'après cette légende, un jour un crime fut commis dans ce village. Or, on ne retrouva pas le coupable, et les habitants de Barcelos furent intrigués par cela. Cette histoire les préoccupait et les affolait.


Un jour apparut dans la ville un homme de Galice, sur qui se portèrent, on ne sait pour quelles raisons, immédiatement les soupçons. Les autorités l'arrêtèrent sans preuves. L'homme eut beau protester et clamer son innocence, rien n'y fit.

 

Personne ne voulut croire que cet homme se rendait à Saint Jacques de Compostelle pour accomplir un voeu, car il était un fervent admirateur du saint, ainsi que de Saint Paul et de Notre Dame. L'homme fut condamné à être pendu !

Au moment où on le conduisait à la potence, il demanda à être remis en présence du juge qui l'avait condamné. L'autorisation lui fut concédée et on l'emmena à la résidence du magistrat, qui était en plein banquet avec quelques amis.

 

L'accusé affirma de nouveau son innocence et devant l'incrédulité des assistants, il montra un coq rôti qui était sur la table et s'exclama :

 

-"Il est aussi sûr que je suis innocent que ce coq chantera au moment où on me pendra."

 

Cette déclaration ne fit que provoquer les éclats de rire de toute l'assistance, mais personne ne toucha au coq rôti, qui resta donc entier dans son plat. On entraîna alors l'homme vers la potence.

 

Et ce qui semblait impossible arriva ! Au moment où le pélerin allait être pendu, le coq rôti se dressa sur la table et chanta. Le juge et ses invités restèrent ébahis. Personne ne douta plus de l'innocence du condamné. Le juge courut à la potence et quelle ne fut sa stupéfaction quand il vit le pauvre homme la corde au cou, mais le noeud refusant absolument de se serrer !

 

On le délivra immédiatement et on le renvoya en paix. Quelques années plus tard, il revint à Barcelos où il fit ériger un monument à la Vierge et à Saint Jacques.

 

Le Portugal adopta le coq de Barcelos comme symbole, sans doute parce que ce dernier symbolisait une histoire morale, optimiste et juste.

 

 

Légendes et histoires du Portugal (Portugalmania.com)

 

 


 

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                                                          Coqs de Barcelos

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 07:00

 

 

 

 

Lundi, je publiais des piments indiens. Aujourd'hui ce seront des piments espagnols !

Ceux qui suivent régulièrement mon blog ont déjà vu de nombreux marque-pages envoyés par FABIENNE sur l'Espagne, Madrid, Barcelone. Un peu de nourriture espagnole pour changer, avec une carte et des marque-pages

 

 

 

carte tapas

 

 

 

 

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mp piments espagnols

                                                             B Morandi

 

 

 

On m'a parlé ce soir des villes savoureuses


 

On m'a parlé ce soir des villes savoureuses

Qui sur les mers du Sud rêvent indolemment,

Répandant leur odeur de rose et de piment,

Sans connaître leur prix, sans se savoir heureuses !

 

Tu ressembles souvent, dans ton charme attristé,

A l'ignorant bonheur de ces rêveuses villes,

Toi qui fais émaner la chaude volupté

De ton être évasif, distrait, triste et tranquille.


 

Anna de Noailles (poétesse et romancière française 1876-1933)

 

 

 

Et comme on parle de nourriture avec les tapas et les piments, un autre marque-page de Fabienne sur un restaurant espagnol :

 

 

 

                                                            recto

mp madrid restaurant verso

 

 

 

mp madrid restaurant recto

  verso

 

 

 

 

 

gif piment

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 07:00

 

 

 

 

J'ai reçu de MITOU une carte, accompagnée de tout un lot de marque-pages.

 

 

carte mitou

 

Il y avait dans cet envoi des marque-pages allemands. Je n'avais encore rien de ce pays ! Je vous les montre aujourd'hui.

 

Mitou m'a aussi appris que marque-page en allemand se disait Lesezeinchen

 

 

                       x_3c1ae2ce

 

 

 

 

  mp allemand 2mp allemand

 

mp allemand 3

 

            recto                                                                                            verso

mp allemand 5mp allemand 5 verso

 

 

 

                 recto                                                                                    verso

mp allemand 4 versomp allemand 4 recto

 

 

 

                 Le cordonnier et les deux nains (conte allemand)


 

Il était une fois un cordonnier qui habitait une grande ville d'Allemagne. Il était le meilleur cordonnier du monde. Pourtant, seules quelques personnes poussaient la porte de son petit magasin. En effet, les gens préféraient se rendre dans un grand magasin où ils pensaient trouver de meilleures chaussures.

Le cordonnier vendit donc de moins en moins de chaussures et devint si pauvre qu'un jour il lui resta juste assez d'argent pour acheter le cuir d'une paire de chaussures.

Fronçant fortement les sourcils, il alla dans la salle à manger où sa femme était justement en train de raccommoder son plus beau costume.

 

-"Avec cet argent, j'achèterai le meilleur cuir que je trouverai," dit-il à sa femme, "et je confectionnerai les plus jolies chaussures que tu aies jamais vues. Je ferai de mon mieux et même plus ! C'est peut-être la dernière paire que je pourrai faire, car lorsque j'aurai dépensé cet argent, il ne nous restera plus rien."

 

-"Comment mangerons-nous ?" demanda sa femme avec inquiétude.

 

Le cordonnier haussa tristement les épaules.

 

-"Je n'en ai acune idée,' soupira-t'il. 'Qui vivra verra ! En tout cas, je vais d'abord au marché. Au revoir ! A toute à l'heure !"

 

Il enfila son costume usé et partit au marché. Après avoir longuement cherché, il trouva un magnifique morceau de cuir souple et brillant. Il coûtait très cher, exactement la somme qui restait au cordonnier dans sa bourse. Il acheta néanmoins le morceau de cuir et, tout content, il s'en retourna chez lui.

Le soir-même, il découpa avec soin deux très belles formes dans le cuir: un modèle droit et un modèle gauche. Il y avait juste assez de cuir pour confectionner deux magnifiques chaussures.

 

-"Je les finirai demain," dit-il à sa femme. "Maintenant, il est trop tard. Allons nous coucher?"

 

 

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Le lendemain matin, le cordonnier se rendit dans son atelier après avoir déjeuné. Quelle ne fut pas sa surprise de trouver les nouvelles chaussures fin prêtes sur son établi. Le cordonnier les examina sous toutes les coutures, mais ne trouva aucun défaut ! Les chaussures étaient magnifiques. C'était la plus belle paire de chaussures qui soit jamais entrée dans son magasin. Heureux et fier, le cordonnier les exposa dans la vitrine à la vue de tous. Moins d'une heure plus tard, elles étaient déjà vendues à une dame distinguée.

 

-"Regarde combien je les ai vendues," dit le cordonnier, enchanté, à sa femme.

 

Il ouvrit la main et lui montra cinq pièces d'or.


-"Avec cette somme, je pourrai acheter au marché le cuir de deux paires de chaussures ! Peut-être même qu'il nous restera encore assez d'argent pour faire un bon repas. Je vais vite voir. A tout à l'heure !"

 

Il embrassa sa femme, tout joyeux, et s'en fut.

 

Le soir-même, il découpa le modèle de deux paires de chaussures dans le cuir qu'il avait acheté au marché et les laissa à nouveau inachevées sur son établi. Le lendemain, deux magnifiques paires de chaussures se trouvaient fin prêtes sur son établi. Elles étaient si belles qu'elles semblaient être l'oeuvre d'un maître cordonnier.

 

Très vite, le cordonnier vendit ces deux paires pour plus d'argent qu'il n'en avait gagné de toute sa vie. De nouveau, il repartit au marché et acheta du cuir pour quatre paires de chaussures.

Quand le cordonnier entra dans son atelier le lendemain matin, quatre magnifiques paires de chaussures l'attendaient à nouveau sur son établi.

 

Le scénario se répéta jour après jour.


Il vendait facilement ses chaussures, car elles étaient si jolies que tout le monde en parlait. Désormais, la moitié de la ville en portait et le cordonnier s'enrichit peu à peu. Sa femme et lui pouvaient maintenant s'acheter de jolis vêtements et faisaient chaque jour de la semaine des repas dignes du dimanche. Ils étaient donc très heureux car c'étaient de braves gens. Pourtant, le cordonnier ne cessait de se poser des questions.

 

-"Je voudrais bien savoir qui confectionne ces chaussures pendant la nuit," dit-il un jour à sa femme. "Que dirais-tu si nous nous cachions cette nuit derrière l'armoire de l'atelier ? Nous pourrons ainsi voir qui nous a si bien aidés et nous pourrions peut-être l'en remercier."

 

Sa femme approuva l'idée et le soir même, tous deux se cachèrent derrière l'armoire. Ils attendirent longtemps, mais à minuit précis, ils entendirent des bruits derrière la plinthe. Deux petits hommes nus apparurent. Ils sautèrent immédiatement sur l'établi et se mirent à coudre et à marteler de bon coeur avec leurs petits doigts. Ils ne s'arrêtèrent qu'une fois tout le cuir travaillé et les chaussures brillantes alignées sur l'établi. Ils retournèrent ensuite derrière la plinthe.

 

Le lendemain matin, gémissants et engourdis, le cordonnier et sa femme sortirent de leur cachette.

 

-"ça alors, comme ils travaillent vite !" dit le cordonnier à sa femme avec étonnement. "Et comme ces chaussures sont belles ! Comment pourrais-je un jour remercier ces hommes ?"

 

-"J'ai une idée," répondit sa femme, les yeux brillants. "Ces pauvres petits hommes seront sûrement transis de froid pendant l'hiver. Ils n'ont manifestement ni vêtement, ni bas, ni chaussures. Je vais leur coudre à chacun des sous-vêtements du meilleur lin ainsi qu'un joli costume dans la meilleure des étoffes et je leur tricoterai aussi des petits bas. Tu leur feras une jolie paire de chaussures. De cette manière, ils ne souffriront plus jamais du froid pendant l'hiver."

 

Le cordonnier approuva et, le soir-même, ils déposèrent sur l'établi deux paires de sous-vêtements, deux magnifiques petits costumes, deux paires de bas, et deux petites paires de chaussures.

Le cordonnier et sa femme se dissimulèrent à nouveau derrière l'armoire et à minuit précis, les petits bonhommes sortirent à nouveau de derrière la plinthe. Ils regardèrent avec étonnement les petits vêtements, les bas et les chaussures, car ils s'attendaient à trouver du cuir. Ils ramassèrent avec prudence les petites affaires et les admirèrent sous toutes les coutures. Heureux, ils enfilèrent le tout et dansèrent sur l'établi.

 

-"Nous qui sommes si riches et si distingués, nous n'avons plus besoin d'être cordonniers," chantèrent-ils.

 

Ils sautillaient et bondissaient en tous sens et s'amusaient beaucoup.

 

Après une petite demi-heure, ils disparurent riant et sautillant derrière la plinthe, sans avoir travaillé le cuir des chaussures.

 

Par la suite, le cordonnier et sa femme ne revirent jamais les nains.

 

Depuis ce jour-là, le cordonnier recommença à confectionner lui-même ses chaussures. Cela ne lui semblait pas grave. Après tout, c'était son métier ! Il trouvait même cela agréable et les gens venaient de partout acheter ses chaussures.


Le cordonnier et sa femme coulèrent des jours heureux. Cependant, ils n'oublièrent jamais l'aide des deux nains. Voilà pourquoi ils aidèrent souvent les pauvres habitants de leur ville. Si quelqu'un trouvait cela étrange, ils répondaient gaiement qu'ils étaient heureux de pouvoir aider les pauvres gens, mais personne ne sut jamais ce qu'ils voulaient dire !


 

Conte allemand

(Contes et légendes de différents pays)(lessignets.com)

 

 

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