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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 07:00

 

 

 

 

 

mp petite fille , roses, anges

 

 

 

 

 

 

                  A ma fille Adèle

 

 

Tout enfant, tu dormais près de moi, rose et fraîche,

Comme un petit Jésus assoupi dans sa crèche;

Ton pur sommeil était si calme et si charmant

Que tu n'entendais pas l'oiseau chanter dans l'ombre;

Moi, pensif, j'aspirais toute la douceur sombre

Du mystérieux firmament.

 

Et j'écoutais voler sur ta tête les anges;

Et je te regardais dormir; et sur tes langes

J'effeuillais des jasmins et des oeillets sans bruit;

Et je priais, veillant sur tes paupières closes;

Et mes yeux se mouillaient de pleurs, songeant aux choses

Qui nous attendent dans la nuit.

 

Un jour mon tour viendra de dormir; et ma couche,

Faite d'ombre, sera si morne et si farouche

Que je n'entendrai pas non plus chanter l'oiseau;

Et la nuit sera noire; alors, ô ma colombe,

Larmes, prière et fleurs, tu rendras à ma tombe

Ce que j'ai fait pour ton berceau.

 

 

Victor Hugo

 

 

 

 

 

gif fillette 2

 

 

 

 


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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 06:00

 

 

 

 

 

Un autre marque-page règle

 

 

mp règle bébés

réalisation totales créations

 

 

 

  Un tout petit bébé

 

C'est un rayon de soleil,

Un vrai cadeau du ciel

Il ressemble à un ange,

Tout rempli d'innocencegif bébé 2

 

C'est le fruit de l'amour,

Le souvenir d'un jour

Où l'on a tout donné

Pour faire un nouveau-né

 

Il aime être bercé

Dans des bras bien serrés,

Là, tout contre le coeur

Il fait croire au bonheur

 

Comme l'oiseau dans son nid

Il découvre la vie,

Il regarde et il rit,

On voit qu'il a compris.

 

 

Jean-Claude Brinette.

 

 

 

gif bébé

 

 

 

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 06:00

 

 

 

 

 

mp enfance immeuble

                                                        Corinne Bittler

 

 

 

 

 

                 A mes enfants


 

Quand le soleil y passe, ouvrez votre fenêtre;

Lui seul sait essuyer l'humide et sombre hiver.

Si le bonheur absent vient pour vous reconnaître,

Que votre coeur charmé, tout grand lui soit ouvert !

Gardez-vous de bouder, enfants, contre vous-mêmes.

Sachez : l'or est moins pur qu'un tendre et doux conseil.

Enfants : ne pas sourire à l'ami qui vous aime,

C'est tourner le dos au soleil.

 

 

Marceline Desbordes-Valmore (poétesse française 1786-1859)

 


 

 

gif enfants

 


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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 06:00

 

 

 

 

 

mp petite fille et nuage nolwen

                                                       Lauranne Quentric

 

 

                   Le petit nuage qui ne faisait pas la pluie


 

Il est, au pays des nuages, un petit nuage tout blanc et joufflu.

 

Un jour, ses parents lui disent :

 

-"Tu n'es plus un bébé nuage. Maintenant, tu es assez grand pour te débrouiller tout seul."

 

-"Assez grand ?"

 

Alors le petit nuage tout blanc, rond et joufflu, prend son courage à deux gouttes et se met en route. Il survole la rivière, l'eau est si jolie que ...

 

-"Remonte vite," lui crie le héron, "sinon tu vas te noyer !"

 

Il essaie de grimper au sommet de la montagne. Cette fois, c'est l'aigle qui lui dit :

 

-"Redescends vite, sinon tu vas geler et la montagne va te garder !"

 

Alors, désabusé, désenchanté, il s'arrête un moment au-dessus d'une école. A l'intérieur, une petite fille s'ennuie, elle baille, elle regarde par la fenêtre. Soudain, elle aperçoit le petit nuage tout blanc, rond et joufflu, et se met à rêver... Elle rêve qu'elle est sur son dos, que les gens sont tout petits, surtout la maîtresse. Elle survole l'Asie, l'Océanie, l'Amérique, l'Afrique et l'Europe.

 

A la récréation, la petite fille lui fait un signe :

 

-"Reste ici..."

 

Alors, le petit nuage tout blanc, rond et joufflu comprend qui il est :

 

-"Je suis le nuage qui fait rêver."

 

Car si les hommes ont besoin d'eau pour vivre, ils ont aussi besoin de rêves.

 

 

Le tour du monde en 8 contes "nature" musicaux

 

 

gif petite fille et nuage

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 07:00

 

 

 

 

 

 

mp fillette et lierre

                                                         Christine Donnier

 

 

                               

                                Macha et ours

 

Il était une fois un homme et une femme âgés qui avaient une petite fille appelée Macha. Un jour, ses copines vinrent la chercher pour aller se promener dans la forêt.

 

-"Grand-mère, grand-père, est-ce que je peux aller me promener dans la forêt avec mes amies ?" demanda la petite fille.

 

-"D'accord, mais promets-nous d'être prudente et de ne pas t'éloigner de tes copines, car sinon tu vas te perdre."

 

Les filles arrivèrent dans la forêt. Il y avait plein de baies et elles se mirent à les cueillir. Elles cherchaient des baies en s'éloignant les unes des autres, et au bout d'un moment, Macha se retrouva finalement toute seule. Elle commença à crier, à appeler ses copines, mais elles ne l'entendaient pas, car elles étaient déjà trop loin. Macha regarda autour d'elle, et comprit qu'elle n'avait aucune chance de retrouver le chemin jusqu'à sa maison. Elle était perdue !

Elle marcha alors au hasard, quand tout à coup, elle vit une petite maison en bois. Elle frappa à la porte, et comme personne ne répondait, elle entra à l'intérieur. Elle s'assit sur un banc, il n'y avait personne.

 

-"Mais qui habite ici ?" réfléchissait Macha.

 

Elle ignorait que c'était la maison d'un grand ours. Macha était très fatiguée et elle finit par s'endormir.

Le soir, l'ours rentra à la maison et il vit Macha qui dormait sur le banc. Il n'en croyait pas ces yeux, il était content d'avoir un visiteur, car ça n'arrivait pas souvent.

 

-"Bonsoir, petite fille, dit l'ours. Comment t'appelles-tu et que fais-tu là ?"

 

-"Je m'appelle Macha et je me suis perdue. Tu pourrais me montrer le chemin pour rentrer chez moi ? Mes grands-parents doivent s'inquiéter beaucoup pour moi, il faut que je rentre à la maison."

 

-"D'accord, je te montrerai le chemin, mais pas tout de suite. Comme je suis tout seul ici, je m'ennuie souvent. Reste un peu chez moi, tu vas pouvoir me préparer à manger, faire le ménage, chauffer le four...Mais si tu décides de t'enfuir, je te rattraperai de toutes façons, car c'est ma forêt, je la connais par coeur."

 

Macha se mit à pleurer, mais elle n'avait pas le choix, il fallait obéir.

 

L'ours partait pour la journée entière et rentrait le soir. La fille restait toute seule dans la maison, mais elle n'osait pas s'enfuir, elle avait peur de l'ours, et de toutes façons, elle ne connaissait pas le chemin pour rentrer chez ses grands-parents.

 

La fille réfléchissait beaucoup, comment pouvait-elle tromper l'ours et rentrer chez elle ?

 

Un jour, elle dit à l'ours :

 

-"Cher ours, cela fait déjà plusieurs jours que je suis chez toi. S'il te plait, laisse-moi m'en aller voir mes grands-parents, je veux leur faire un gâteau et leur dire que je vais bien. Après, je rentrerai chez toi, je te le promets."

 

-"Non, je ne peux pas te laisser partir toute seule, car sinon, tu vas te perdre. Je vais amener moi-même ton gâteau à tes grands-parents et je vais leur dire que tu vas bien."

 

Macha était contente, car elle avait un plan très rusé pour s'échapper: elle voulait se mettre dans un grand panier et se cacher sous le gâteau que l'ours allait amener chez elle sans savoir qu'elle était dedans. Mais il fallait que l'ours ne remarque rien, alors elle lui dit :

 

-"J'ai fait un grand gâteau, je vais le mettre dans un grand panier, et toi, ne mange pas mon gâteau, car ce n'est pas pour toi. C'est pour mon grand-père et ma grand-mère. Je vais me mettre au sommet d'un grand arbre pour te surveiller."

 

-"D'accord, dit l'ours, prépare ton panier et je vais l'amener chez tes grand-parents."

 

-"Au fait, dit Macha, il ne pleut pas dehors ?"

 

Ours sortit pour regarder, et quand il rentra, Macha s'était glissée dans le panier avec le gâteau, en tenant le plat au-dessus de sa tête.


L'ours prit le panier et partit. Il marcha longtemps, car la maison de Macha était loin. Il marchait encore, et comme le panier était lourd, il était fatigué. Il pensa alors que, comme il était déjà très loin de sa maison, Macha ne pouvait plus le voir du sommet de son arbre. Il décida de se reposer et de goûter un petit morceau du gâteau. Il s'assit, mais Macha, de l'intérieur du panier, lui dit avec une petite voix lointaine :

 

-"Je te vois, ne t'asseois pas, ne mange pas mon gâteau."

 

L'ours s'étonna qu'elle le voit toujours, et il continua à marcher en promettant de ne pas manger son gâteau.

Il marcha encore et encore. Il était très fatigué, il n'en pouvait plus. Il pensa que maintenant c'était sûr que Macha ne pouvait plus le voir, et qu'il pouvait se reposer et goûter enfin son gâteau qui sentait si bon sous le panier. Il s'assit, mais entendit de nouveau :

 

-"Non, non, je te vois toujours, ne t'asseois pas, ne mange pas mon gâteau," dit Macha d'une voix lointaine.

 

Ours était vraiment très étonné. C'était impossible, comment pouvait-elle toujours le voir ? Mais il n'osa pas goûter le gâteau et continua son chemin.

Il marchait encore et une troisième fois, il décida d'ouvrir le panier pour prendre un tout petit morceau de gâteau. Mais encore, Macha lui dit :

 

-"Mon cher ami, je te vois toujours, ne t'asseois pas, ne mange pas mon gâteau. Tu es presque arrivé chez moi. Amène mon gâteau et rentre, je vais te faire le même !"

 

L'ours continua alors son chemin et arriva enfin à la maison des grands-parents. Il faisait déjà nuit, et quand il s'approcha, les chiens se mirent à aboyer. Il eut peur, et il déposa le panier devant la porte de la maison avant de s'enfuir rapidement pour ne pas réveiller tout le monde.

Le grand-père et la grand-mère se réveillèrent quand même à cause du bruit, ils ouvrirent la porte, et virent le panier d'où sortait Macha avec le gâteau. Ils n'en croyaient pas leurs yeux ! Ils pensaient qu'ils avaient perdu leur petite fille pour toujours. Ils se jetèrent dans ses bras pour l'embrasser et lui faire des câlins.

 

Macha raconta toute cette histoire qui lui était arrivée avec l'ours, et depuis, ses grands-parents ne lui permirent plus jamais d'aller se promener dans la forêt.

 

 

Conte russe

 

 

 

 

gif macha et ours

 


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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 07:00

 

 

 

 

 

mp barnabé

                                                              Anne Laval

 

 

 

 

     Rêve, Rêve

 

La nuit, j'aime rêver.

Alors je rêve, rêve.

 

Je fais de jolis rêvesgif reve 2

Et parfois un mauvais.

 

Quand le rêve s'achève,

Mes paupières se lèvent.

 

La lumière m'éveille.

Je revois le soleil.

 

Zut ! J'ai oublié

Ce que j'ai rêvé.


 

Pierre Coran livre "J'y suis, j'y rêve"

 

 

 

gif reve

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 07:00

 

 

 

 

                                                   La jeune fille à l'ombrelle

mp fille à l'ombrelle

                                                       Gaëlle Boissonnard

 

 

 

Dernièrement, par une de ces rares belles après-midi que le printemps nous ménage, je me trouvais assis aux Tuileries, dans l'ombre jeune des grands marronniers. Le jardin était presque vide. Quelques dames brodaient, par petits groupes, au pied des arbres. Des enfants jouaient, coupant de rires aigus le sourd murmure des rues voisines.

Mes regards finirent par s'arrêter sur une petite fille de six ou sept ans, dont la jeune mère causait avec une amie, à quelques pas de moi. C'était une enfant blonde, haute comme ma botte, qui prenait déjà des airs de grande demoiselle. Elle portait une de ces délicieuses toilettes dont les parisiennes seules savent attifer leurs bébés : une jupe de soie rose bouffante, laissant voir les jambes couvertes de bas gris-perle; un corsage décolleté garni de dentelles; un toquet à plumes blanches; des bijoux, un collier et un bracelet de corail. Elle ressemblait à madame sa mère, avec un peu de coquetterie en plus.

 

Elle avait réussi à lui prendre son ombrelle, et elle se promenait gravement, l'ombrelle ouverte, bien qu'il n'y eût pas sous les arbres le moindre filet de soleil. Elle s'étudiait à marcher légèrement, en glissant avec grâce, comme elle avait vu faire aux grandes personnes. Elle ne se savait pas observée, elle répétait son rôle en toute conscience, essayant des mimes, des moues gracieuses, apprenant des tours de tête, des regards, des sourires. Elle finit par rencontrer le tronc d'un vieux marronnier, devant lequel elle tira sérieusement une demi-douzaine de grandes révérences.

C'était une petite femme. Je fus vraiment terrifié de son aplomb et de sa science. Elle n'avait pas sept ans, et elle savait déjà son métier d'enchanteresse.


Cependant, Lili saluait toujours le tronc du vieux marronnier. Brusquement, je la vis se redresser et se mettre sous les armes : l'ombrelle penchée, le sourire aux lèvres, l'air un peu fou. Je compris bientôt. Une autre petite fille, une brune en jupe verte, venait par la grande allée. C'était une amie, et il s'agissait de s'aborder en toute élégance.

Les deux bambines se touchèrent légèrement la main, firent les grimaces d'usage entre femmes du même monde. Elles avaient ce sourire heureux qu'il est de bon ton d'avoir en pareille circonstance. Quand elles eurent achevé leurs politesses, elles se mirent à marcher côte à côte, causant d'une voix fluette. Il ne fut pas question du tout de jouer.

 

-"Vous avez là une jolie robe."

 

-"C'est de la valencienne, n'est-ce-pas, cette garniture ?"

 

-"Maman a été indisposée ce matin. J'ai bien craint de ne pouvoir venir, ainsi que je vous l'avais promis."

 

-"Avez-vous vu la poupée de Thérèse ? Elle a un trousseau magnifique."

 

-"Est-ce à vous, cette ombrelle ? Elle est charmante."

 

Lili devint très rouge. Elle faisait des grâces avec l'ombrelle de sa mère, voyant qu'elle écrasait son amie qui n'avait pas d'ombrelle. La question de celle-ci l'embarrassa, elle comprit qu'elle était vaincue si elle disait la vérité.

 

-"Oui, répondit-elle gracieusement. C'est papa qui m'en a fait cadeau."

 

C'était le comble. Elle savait mentir, comme elle savait être belle. Elle pouvait grandir; elle n'ignorait rien de ce qui fait une jolie femme. Avec de telles éducations, comment voulez-vous que les pauvres maris dorment tranquilles ?

 

A ce moment, un petit garçon de huit ans passa, traînant une charette chargée de cailloux. Il poussait des hue ! terribles, il faisait le charretier, il jouait de tout son coeur. En passant, il manqua heurter Lili.

 

-"Que c'est brutal, un homme ! dit-elle avec dédain. Voyez donc comme cet enfant est débraillé !"

 

Ces demoiselles eurent un rire passablement méprisant. L'enfant, en effet, devait leur paraître bien petit garçon de faire ainsi le cheval. Dans vingt ans d'ici, si une d'elles l'épouse, elle le traitera toujours avec la supériorité d'une femme qui a su jouer de l'ombrelle à sept ans, lorsqu'à cet âge, il ne savait encore que déchirer ses culottes.

 

Lili s'était remis à marcher, après avoir rétabli soigneusement les plis de sa jupe.

 

-"Regardez-donc, reprit-elle, cette grande bête de fille en robe blanche qui s'ennuie là-bas. L'autre jour, elle m'a fait demander si je voulais bien qu'elle me fût présentée. Imaginez-vous, ma chère, qu'elle est fille d'un petit employé. Vous comprenez, je n'ai pas voulu: on ne doit pas se compromettre."

 

Lili avait une moue de princesse outragée. Son amie était décidément battue : elle n'avait pas d'ombrelle et personne encore ne sollicitait la faveur de lui être présentée. Elle pâlissait en femme qui assiste au triomphe d'une rivale. Elle avait passé le bras autour de la taille de Lili, cherchant à la chiffonner par-derrière, sans qu'elle s'en aperçût. Et elle lui souriait, d'ailleurs, d'un adorable sourire, avec de petites dents blanches, prêtes à mordre.

 

Comme elles s'éloignaient de leurs mères, elles s'aperçurent enfin que je les observais. Dès lors, elles se firent plus sucrées : elles eurent des coquetteries de demoiselles qui veulent mériter et retenir l'attention. Un monsieur était là qui les regardait. Ah ! Filles d'Eve, le diable vous tente au berceau !

 

Puis elles éclatèrent de rire. Un détail de ma toilette devait les surprendre, leur paraître très comique : mon chapeau sans doute, dont la forme n'est plus de mode. Elles se moquaient de moi, à la lettre; elles raillaient, la main sur les lèvres, retenant les perles de leurs rires, comme les dames font dans les salons.

 

Je finis par avoir honte, par rougir, par ne plus savoir que faire de ma personne. Et je m'enfuis, abandonnant la place à ces deux bambines qui avaient des gaietés et des regards étranges de femmes faites.

 

 

  Nouveaux contes à Ninon  Emile Zola (1840-1902)


 

  gif fillettes ombrelle


 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 07:00

 

 

 

 

mp petites filles 2

 

 

 

 

 

                L'enfance


Qu'ils étaient doux ces jours de mon enfance

Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin,

Je coulais ma douce existence,

Sans songer au lendemain.

Que me servait que tant de connaissances

A mon esprit vinssent donner l'essor,

On n'a pas besoin des sciences,

Lorsque l'on vit dans l'âge d'or !

Mon coeur encore tendre et novice,

Ne connaissait pas la noirceur

De la vie en cueillant des fleurs.

 

 

Gérard de Nerval (écrivain et poète français 1808-1855)

 

 

gif enfants 2

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 06:00

 

 

 

 

 

mp princesse au petit pois nolwenmp princesse au petit pois nolwen verso

Lauranne Quentric                                                                                                     verso

 

 

 

 

                           La princesse au petit pois

 

Il était une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une vraie princesse. Il fit le tour de la terre pour en trouver une, mais il y avait toujours quelque chose qui clochait. Des princesses, il n'en manquait pas, mais étaient-elles de vraies princesses ? C'était difficile à apprécier, toujours une chose ou l'autre ne lui semblait pas parfaite.

Il rentra chez lui tout triste, il aurait tant voulu avoir une véritable princesse.


Un soir, par un temps affreux, éclairs et tonnerre, cascade de pluie que c'en était effrayant, on frappa à la porte de la ville et le vieux roi lui-même alla ouvrir.

 

C'était une princesse qui était là dehors. Mais grands dieux ! De quoi avait-elle l'air dans cette pluie, par ce temps ! L'eau coulait de ses cheveux et de ses vêtements, entrait par la pointe de ses chaussures et ressortait par le talon...et elle prétendait être une véritable princesse !


gif petit pois

-"Nous allons bien voir ça," pensait la vieille reine, mais elle ne dit rien. Elle alla dans la chambre à coucher, retira la literie et mit un petit pois au fond du lit. Elle prit ensuite vingt matelas qu'elle empila sur le petit pois et, par-dessus, elle mit encore vingt édredons en plumes d'eiders. C'est là-dessus que la princesse devrait coucher cette nuit-là.

 

 

Au matin, on lui demanda comment elle avait dormi.

 

-"Affreusement mal !" répondit-elle, "je n'ai presque pas fermé l'oeil de la nuit. Dieu sait ce qu'il y avait dans ce lit. J'étais couchée sur quelque chose de si dur que j'en ai des bleus et des noirs sur tout le corps ! C'est terrible !"

 

Alors, ils reconnurent que c'était une vraie princesse puisque, à travers les vingt matelas et les vingt édredons en plumes d'eiders, elle avait senti le petit pois. Une peau aussi sensible ne pouvait être que celle d'une authentique princesse.

 

Le prince la prit donc pour femme, sûr maintenant d'avoir une vraie princesse, et le petit pois fut exposé dans le cabinet des trésors d'art, où on peut encore le voir si personne ne l'a emporté.

 

Et ceci est une vraie histoire !

 

 

Conte d'Andersen (conteur, romancier et poète danois 1805-1875)

 

 

gif princesse au petit pois

 


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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 06:00

 

 

 

 

gif rentrée 3

 

 

 

 

 

 

mp petite fille école

 

Les lettres écolières

 

Il y a A, B, C, D et le petit E

Qui ouvrent grand leurs yeux,

 

F, G, H, et I

Restent bien assis,

 

J, K, L, et M

En font de même.


N, O, P, Q, et R

Apprennent à se taire,

 

Mais de leur côté,

S, T, U, V et W

Ont le doigt levé,

 

Enfin, au tableau, X, Y, et Z

Récitent sans aucune aide !

 

 

Christiane Fayolle

(poèmes pour écoliers de cycle 2 et 3)

 

 

 

 

 

 

                                                                                                     marque-page Ludom éditions

 

 

 

 

 

gif rentrée 2


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Mon fils vient d'ouvrir un site de photos. Si vous avez le temps, une petite visite lui ferait plaisir. C'est ici :

 

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Merci pour lui !

 

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